LE STADE MALIEN DE BAMAKO

Date de création : 1960
Emblème : trois caïmans
Stade
: En construction a Sotuba
Couleurs :
Blanc bleu
Président : SAM
Entraîneur : Abdoul Razak
Karim
Palmarès :
Vainqueur de la coupe du Mali (1961,63, 70, 72, 82, 84, 86, 88, 90, 92, 94, 95,
98)
Champion du Mali ( 1984, 87, 89, 93, 99)
Coupe d'Afrique des clubs champions : finaliste (1965)
Coupe UFOA des clubs : finaliste (1984) et vainqueur (1992)
Lorsque la reforme en 1960 invita à la création de plus grands clubs par les fusions, le Stade Malien naquit alors de la très célèbre J.A (Jeanne d'Arc) et de l'Espérance de Bamako.
La JA qui essentiellement enrichit le stade de
son expérience histoire et de ses moyens, est née en 1938 sur l'initiative de
deux joueurs métisses soudanais de l'Amicale, Gamard et le médecin Brière de
Lysle.
Les deux jeunes de l'Amicale et d'autres de
leurs camarades sollicitèrent le Révérend Père Bouvier pour présider aux
destinées du club naissant. Le Père Bouvier touché par l'honorable
proposition, la soumit à l'avis de l'archevêché qui l'approuva aussitôt.
Depuis, ce fut une belle et mystérieuse histoire de cœur entre le vieux Père
"blanc" et la Jeanne d'Arc, l'intraitable club de la capitale qui
devait plus tard porter haut le nom du Soudan et de sa capitale Bamako. En
effet, certains "indigènes" de l'époque vivant encore aujourd'hui témoignent
que : " La J.A. ne pouvait jamais perdre en présence du "vieux
blanc" égrainant son chapelet ".
La deuxième guerre mondiale ayant suspendu les
grandes activités de football, il fallu à la J.A. attendre 1950 pour faire
parler d'elle sur le continent. Cette année là, elle est arrêtée en
demi-finale de la coupe de l'AOF (Afrique occidentale Française) par la St
Louisienne (5/2) après prolongation.
L'année suivante en 1951, "les enfants" du Père Bouvier sont
toujours en quête d'expérience et apporte au Soudan de meilleurs résultats :
ils sont battu en final 3/1 par leurs aînés de la J.A. de Dakar sur les
installations de cette dernière ; et cela après avoir écarté en quart de
finale l'A.S. R.A.N (Régie Abidjan - Niger) et en demi-finale à Bamako l'USI
(Union Sportive des Indigènes) du Sénégal sur le score de 5/2 au terme d'un
match intense qui vit un joueur de l'USI s'éteindre.
C'est enfin en 1953 que la J.A. connu son premier sacre continental qui fut
aussi le premier de l'histoire du Soudan. Sur le chemin de sacre, les soudanais
éliminèrent en demi-finale US Gorée à Bamako 5/2 avant de s'imposer en
finale face au Racing Club de Conakry 3/1.
Le 25 septembre 1956, alors que la coupe de
l'AOF battait son plein, le Révérend Père Bouvier mourut noyé en Haute
Volta. Les jeunes de le J.A. jurèrent alors de ramener le trophée de la compétition
en cours et la poser sur la tombe du président défunt.
La rage de vaincre s'installa et c'est l'Asec
d'Abidjan qui fut la victime des soudanais aux cœurs meurtris. 3/0 fut le score
de cette inoubliable finale qui comme toutes les autres se joua à Dakar
capitale de l'AOF.
La J.A. joua la finale de dernière coupe de
l'AOF en 1959 à Dakar alors capitale de la fédération du Mali. Mais elle ne
put prendre le trophée des mains de Modibo Kéita président de la fédération
parce que s'étend inclinée face à l'étoile filante de Lomé.
La J.A. fut 6 fois vainqueur de la coupe du
Soudan ( 1947, 48, 50, 51, 52) et 4 fois champion ( 1950, 51, 52, 55).
Les grands talents de ses aventures furent entre
autres : Mamadou Coulibaly "Coulou", Seydou Ndaw, Seydou Thiam, Cheick
Oumar Diallo, Bacoroba Touré "Baco", Oumar Sy.
Quant à l'Espérance de Bamako créé en 1958,
ce fut une équipe installée par de jeunes élèves et présidée par Fernand
Diarra. Le jeune club du capitaine Bakary Samaké n'aura vécu que deux ans
avant la fusion.
En 1960, la Jeanne d'Arc et l'Espérance décidèrent
de se fondre pour donner naissance au Stade Malien de Bamako.
La nouvelle formation héritière de la Jeanne
d'Arc ne faillit pas à son statut. Elle s'imposa aussitôt sur le plan national
en remportant la première coupe du Mali face au Djoliba sur le score de 2/1après
un premier match de final au cours duquel les deux adversaires s'étaient
neutralisés 3/3.
La vielle rivalité existant entre l'Africa
Sport ( qui donna naissance au Djoliba) et la J.A fut dès lors reconduite par
les deux héritiers : le Stade Malien et le Djoliba A.C.
Sur le continent, le Stade Malien fut en finale
de la première coupe d'Afrique des Clubs champions. Ce fut le 30 février 1965,
et les blancs de Bamako perdirent cette finale jouée à Kumassi (Ghana ) face
aux camerounais de l'Oryx de Douala 2/1.
De cette première coupe d'Afrique des clubs
champions, on retiendra le quart de finale entre maliens et guinéens. Battu 4/2
en match aller à Conakry, les stadistes réussirent à rétablir la parité à
Bamako en remportant le second match 2/0. Les règlements exigeant
l'organisation d'un troisième match dans les 72 heures, les autorités
maliennes décrétèrent l'après-midi du mercredi 24 janvier libre de travail
permettant ainsi aux populations de sortir massivement supporter les leurs.
Le match qui se déroula sous une pluie fut
marqué par un duel entre l'attaquant guinéen Sory Ibrahim Kandia et le défenseur
malien Souleymane Coulibaly "Solo". Ce fut en définitive Solo qui eut
raison dans ce match qui vit les maliens prendre sur le score de 3/2 leur ticket
pour la demi-finale où ils écartèrent le champion éthiopien (3/1).
De ces premières années du Stade, on retiendra
des noms tels: Yacouba Samabaly, Souleymane Coulibaly, Bakary Samaké, Sama Bass
et le Coach Oumar Sy, mais aussi, plus tard d'autres noms comme: Issa Yatassaye,
Mamadou Kéita "Capi", Drissa Coulibaly, Moussa Traoré "Gigla"…
Même si le stade malien reste la plus populaire et la plus titrée des équipes
du Mali, aujourd'hui elle demeure en quête de sa renommée africaine